mercredi 31 octobre 2007

Les minorités de la Chine


La Chine est un pays rassemblant 56 groupes ethniques dont les Han, les plus nombreux, composent quelque 92% de la population totale. Les 55 autres groupes qui forment moins de 8% sont appelés ethnies minoritaires. Parmi elles, 18 comptent respectivement plus d'un million d'habitants. Les Zhuang, d'une population de 16 millions, sont les plus nombreux, alors que les Luoba, un peu plus de 2300, sont au bas de l'échelle.


Les Han se répartissement dans tous les coins du pays, mais la plupart vivent dans les bassins du fleuve Jaune, du Yangtse et de la rivière des Perles et dans la plaine de Songhua-Liaohe. Les ethnies minoritaires, malgré leur faible proportion, sont dispersées sur plus de 60% du territoire national.


Les Han ont leurs propres langue et écriture. La langue chinoise est la langue nationale de la Chine. Elle est aussi utilisée par les Hui et les Mandchous. Les 53 autres ethnies utilisent en général leur propre langue et 23 d’entre elles ont leur propre écriture. Depuis longtemps, les Han et les ethnies minoritaires gardent des liens politiques, économiques et culturels étendus, formant ainsi des relations d’interdépendance et de développement commun. Ces minorités jouissent de certains droits : maintien de la langue, représentation dans les administrations locales et provinciales, tolérance religieuse. Depuis quelques années, un véritable engouement touristique est né de l’intérêt culturel que suscite la découverte de ces modes de vies variés.


L'artisanat des minorités est très varié : batiks, tentures, broderies, sculptures et peintures etniques offrent un formidable apport au patrimoine artisanal mondial.


La poupée en photo représentant une minorité chinoise est disponible auprès de la boutique RUYI:

dimanche 28 octobre 2007

Histoire de la soie et de la route de la soie en Chine


Des fragments de soie ont été retrouvés dans les tombes royales de la dynastie des Shang qui régnèrent du XVIIème au XIème siècle avant JC. Cependant l’usage quotidien de la soie ne semble réellement prendre son essor que sous la dynastie des Hans, c’est-à-dire deux siècles avant notre ère.

À cette époque, la Chine a déjà perdu son secret puisque les Coréens, les Japonais, et plus tard les Indiens, parvinrent à le découvrir. Cependant, bien que la soie fût diffusée rapidement à travers l'Eurasie, sa production resta pendant trois millénaires l'exclusivité de la Chine.

la soie devient progressivement une valeur de luxe pour elle-même et non plus un simple matériau. On l'utilise pour payer les fonctionnaires et récompenser les citoyens particulièrement méritants. Au même titre qu’on estime parfois le prix des produits selon un certain poids en or, la longueur de tissu devient un étalon monétaire en Chine. L'usage de la soie devient si important que le caractère d’écriture « soie » constitua bientôt une des principales « clés» de l'alphabet chinois de la Dynastie des Hans.

La richesse qu'apporte la soie à la Chine attise la convoitise des peuples voisins. À partir du IIème siècle avant J.C, les ancêtres des Huns, pillent régulièrement, et pendant environ deux siècles et demi, les provinces de l'empire des Han. La soie est alors souvent offerte par l'empereur à ces peuplades en échange de la paix. Pendant plus d'un millénaire, la soie reste le principal cadeau diplomatique de l'empereur de Chine à ses voisins.

De façon générale, l’usage de la soie répond longtemps en Chine à un code très précis. Les empereurs de la dynastie Tang imposent par exemple aux mandarins l'usage d'une couleur particulière selon leurs différentes fonctions dans la société. Sous les Ming, la soie se décline dans toute une série d'accessoires :mouchoirs, porte-monnaie, ceintures ou encore port d'un morceau d'étoffe brodé renvoyant à l’un des douze animaux réels ou fabuleux.

La soie va provoquée la création de la plus importante route commerciale du monde : la route de la soie. Les plus grandes civilisations ont participé à la formation de cet axe entre les deux extrémités de l’Eurasie. Un vaste commerce s’est ainsi établit entre le monde méditerranéen, la Chine et le continent Indien grâce à un réseau de routes, de pistes, et même de sentiers.


Il y a 2 000 ans, des commerçants chinois et étrangers commencèrent à transporter des tissus de soi de Chang'an (Xi'an d'aujourd'hui, ancienne capitale de Chine) vers la Perse et Rome, ouvrant ainsi une route entre l'Orient et l'Occident qui pris plus tard le nom de la "Route de la Soie". Depuis cette époque, les soieries chinoises sont devenues célèbres dans les pays lointains.
La Route de la Soie passait à partir de Xi'an par l'Asie central, l'Afghanistan, l'Iran, l'Iraq, la Syrie pour aboutir à la côte orientale de la Mer Méditerranée. Longue de plus de 7 000 km, la Route de la Soie traversait la Chine sur 4 000 km.

Du 2e siècle avant notre ère jusqu'à l'ouverture de la Route maritime de la Soie, au 15e siècle, c'était par cette voie que les soieries, ainsi que d'autres inventions chinoises telles que la poudre, le papier et l'imprimerie parvinrent en Europe, tandis qu'en Chine arrivaient les religions du bouddhisme, du nestorianisme, de l'Islam et les cultures et arts de ces derniers; certains produits spéciaux de l'étranger, comme les raisons, les noix, les grenades, les concombres, le verre et les épices, durent aussi introduits en Chine.

La prospérité de la Route de la Soie d'autrefois est inscrite dans les annales, et aujourd'hui, ses nombreux vestiges historiques et ses sites pittoresques continuent d'attirer quantité de touristes chinois et étrangers.


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vendredi 26 octobre 2007

La Fête des lanternes en Chine



L'utilisation des lanternes décoratives pour illuminer et égayer les fêtes chinoises remonte à peu près à 2000 ans. Elles sont accrochées et suspendues au-dessus des portes des maisons et un peu partout pour marquer la fin des festivités du Nouvel An chinois: c'est la fête des lanternes (qui correspond à la 1ère pleine lune après le nouvel an). Lors de cette fête nocturne, les enfants accompagnés de leurs parents sortent pour une promenade à la nuit tombée, une lanterne à la main.

Les légendes chinoises relatant l'origine de la fête font état de la colère du dieu du Feu menaçant d'incendier la capitale le 15e jour du premier mois lunaire. Une personne astucieuse aurait alors eu l'idée de faire sortir tous les habitants dans la rue ce soir-là avec des lanternes rouges, et d'en accrocher à toutes les portes, afin que le dieu, croyant la ville déjà en proie aux flammes, se retire. Dans la version la plus populaire, la menace divine est un canular monté par un conseiller impérial au grand coeur afin de permettre à une jeune servante du palais de sortir et de revoir sa famille pour un soir.

Les plus connues sont en forme de montgolfières orange mais en fait il en existe des formes très variées. Faites en soie ou en papier de couleur, elles sont décorées de petites fables, mots porte-bonheur, de personnages ou d'animaux mythiques.

Sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), le bouddhisme s'est répandu largement en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de regarder les reliques du bouddha et d'allumer des lampes pour saluer les génies, l'empereur a ordonné d'allumer aussi ce jour au soir des lanternes dans le palais impérial et les temples pour présenter ses respects aux génies. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grandiose fête populaire en Chine.

La lanterne chinoise en photo est disponible auprès de la boutique Ruyi:


mercredi 24 octobre 2007

La Culture du bambou en Chine


La culture du bambou existe en Chine depuis plus de 7000 ans. Elle est profondément enracinée dans la vie quotidienne des Chinois. Durant la dynastie des Shangs (16ème – 11ème siècle avant J. C.) , les bambous ont été utilisés pour fabriquer des articles ménagers et des armes comme par exemple les flèches.

Avant l’invention du papier, les morceaux de bambou étaient les supports les plus importants pour l’écriture. Les pousses de bambou, riches en vitamines, font partie des ingrédients les plus utilisés dans la cusine chinoise. Aujourd'hui encore, de nombreux instruments musicaux chinois sont fabriqués en bambou, comme le DI (flûte chinoise), le SHENG (anche chinoise) et le XIAO ( flûte ¨verticale¨chinoise).

A travers les siècles, le bambou a inspiré l’imagination de nombreux artistes, admirant sa pureté et son élégance. Avec la prune ( Mei ), l'orchidée ( Lan ) et le chrysanthème ( Ju ), le bambou est l'une des quatre plantes favorites chinoises, elles sont appelés les quatre hommes d'honneur ( 4 Junzi ). Les qualités de ces quatre plantes sont fortement admirés par les chinois au point qu'ils souhaitent en avoir leurs vertus. A tour de rôle, les plantes possèdent une certaine nature humaine. C'est un exemple de l'harmonie entre la nature et l'être humain.

On peut trouver le bambou un peu partout où il peut pousser en Chine . Les jardins sont habituellement de bons endroits pour voir le bambou, comme le célèbre Parc du Bambou Pourpre à Pékin et le jardin Guyi à Shanghai. La " Mer de bambous " dans la province de Sichuan, qui se compose de 28 monts entièrement couverts de bambou, est devenue une destination touristique grâce notamment au film Tigre et Dragon.

Le festival du bambou est devenu populaire ces dernières années. Il y a un bon nombre de festivals de ce genre tenus dans différents endroits à travers la Chine tous les ans. Participer à un festival du bambou est probablement la meilleure occasion d'apprendre la culture du bambou. Pendant ces festivals, il y a généralement des expositions de sculpture, de poésies et de peintures dédiés au bambou. La peinture sur bambou est une partie intégrante de la peinture traditionnelle chinoise. Vous pouvez également découvrir toutes sortes de bambous, les écouter et sentir leur esprit avec votre coeur pour vous apporter la paix et l'harmonie.
Le rouleau calligraphié représentant le bambou figurant sur la photo ci-dessus est disponible auprès de la boutique RUYI :

dimanche 21 octobre 2007

Le Bouddhisme en Chine


L’histoire du bouddhisme en Chine commence au premier siècle après JC par l’ouverture de la route de la soie. La légende veut que l’empereur Ming de la dynastie Han ait rêvé, en l’année 64 après JC, de l’arrivée d’un être doré du nom de Bouddha. Il envoya alors une délégation qui ramena, sans doute d’Inde, les textes bouddhiques. En réalité, les origines du bouddhisme en chine furent le fait des marchands d’Asie centrale.

Le bouddhisme, va coexister avec le taoïsme et le confucianisme mais à la différence de ces derniers il va devenir rapidement le culte le plus riche et le mieux organisé de Chine. Le clergé bouddhique rassemble ainsi jusqu’à un pour cent de la population sous les Tang (618-907).

Cette puissance financière et ce développent rapide finissent par susciter de nombreuses jalousies et craintes, en particulier des taoïstes, et provoque de nombreuses proscriptions. La plus importante eu lieu sous l’empereur Wuzong en 845 qui interdit le bouddhisme. Il confisque alors les 40000 temples et les 4600 monastères et renvoie plus de 200.000 moines et nonnes à la vie civile. Bien qu’un an plus tard cette mesure fut levée, elle portera un coup rude au développement du bouddhisme en chine qui ne retrouva dès lors jamais son influence passée.

Après cette période, la coexistence des trois religions (bouddhisme, taoïsme et confucianisme) devint officielle et largement accepté par tous.Le bouddhisme a laissé un patrimoine culturel et artistique considérable en chine, en particulier le plus grand bouddha du monde, le bouddha géant de Leshan qui date du VIIème siècle après JC. Il existe également un véritable artisanat bouddhiste, en particulier au Tibet et dans le sud de la chine qui se développe de plus en plus en raison de l’essors de cette religion et de sa culture dans le monde. Ainsi de nombreux objets de culte deviennent des objets d’ornements, à la fois symboliques et esthétiques : bracelets et colliers, statuettes de bouddha….

Le bouddhisme est aujourd’hui une partie intégrante de la culture et de la civilisation chinoise. Les bouddhistes chinois sont aujourd’hui représentés par l’Association des Bouddhistes de Chine, fondée en 1953. L’Institut bouddhique, équivalent d’un Grand séminaire, a été fondé en 1956 par l’association. Fermé pendant la Révolution culturelle, il a été réouvert en grande pompe le 22 décembre 1980. Ses locaux se situent dans le monastère Fayuan, à l’ouest de Pékin. Il assure la formation du personnel religieux et des spécialistes de la doctrine bouddhiste.

Le bouddha brûle-encens en photo est disponible auprès de la boutique RUYI:





vendredi 19 octobre 2007

La Fleur de Pivoine en Chine


En Chine, l' Empereur Yang-TI (605-618) plaça la pivoine sous protection impériale. Elle fut dès lors vénérée comme fleur nationale, et certaines variétés étaient vendues 100 onces d'or (environ 3 kg) la plante.La culture de la pivoine était très importante, surtout sous la dynastie des Tang. On liait même le destin de la fleur à celle du pays, l'épanouissement de la fleur de pivoine reflétant la prospérité de la Chine.

Les chinois considère la pivoine comme le symbole de la beauté féminine et de l'amour. La "reine des fleurs" est également surnommée "fleur de la richesse et de l'honneur. On trouve communément la fleur de pivoine près de la vallée du Yangzi et dans le nord de la Chine. Dès le XIIème siècle, il y avait 200 variétés connues de pivoines. La ville de Luoyang, dans la province de Henan, est célèbre pour ses pivoines splendides depuis le Moyen Âge. Aujourd’hui encore, lors de la fête des fleurs qui se déroule au printemps, des peintres, écrivains, calligraphes, journalistes venus des quatre coins du pays ainsi que des Chinois d’outre-mer et des étrangers se ruent à Luoyang. S’y ajoute la population locale, ce qui forme une mer de personnes et de fleurs.Un dicton paysan dit: « dès la Pluie de Céréales (soit vers le 20 avril), on peut admirer la pivoine ». Depuis des millénaires, les poètes, hommes de lettres, artistes et artisans admirant la pivoine ont créé de nombreux poèmes, peintures, sculptures et films qui font sa louange.

La belle image artistique de la pivoine a nourri l’esprit des gens et cultivé leurs sentiments nobles, ce qui a permis de former une culture de la pivoine propre à la Chine. Des motifs de pivoines ornent ainsi les objets d'art, vases, assiettes, lingerie… la pivoine symbolise également le luxe et la distinction, elle est aussi le signe du bonheur. Aujourd’hui encore, des tableaux peintures représentant des pivoines sont accrochés dans les maisons, pour qu’on ait de la chance, et dans le bureau, pour qu’on fasse de bonnes affaires.
Au début du 18ème siècle, la Compagnie des Indes, introduisit la pivoine de Chine en Europe. Quelques années plus tard, l'empereur de Chine offrit de magnifiques spécimens de pivoines à l'impératrice Joséphine, épouse de Napoléon 1er. Ces dernières firent la gloire du parc de la Malmaison.

Le rouleau ci-contre représentant la fleur de pivoine est disponible auprès de la boutique RUYI :




mardi 16 octobre 2007

Culture du Dragon Chinois


La culture du dragon existe à la fois dans le monde de l’Orient et de l’Occident. Les dragons sont profondément enracinés dans la culture chinoise. Ainsi les Chinois se considèrent souvent comme "les déscendants" du dragon.
Personne ne sait exactement d’où vient le dragon. Le dragon ressemble plutôt à une combinaison de plusieurs animaux, corps du serpent, tête du cochon, oreilles du cerf, barbe du mouton, pattes du condor et écailles du poisson. Il est simplement le produit de l’imagination du peuple chinois. Les empereurs chinois pensaient qu’ils étaient les vrais dragons et les fils du ciel. Ainsi les lits où ils dormaient s’appellaient les lits du dragon, le trône était appelé le siège du dragon, et les costumes de cérémonie des empereurs étaient appelés les robes du dragon. Aussi les dragons étaient partout y compris dans les constructions du Palais impérial. Le dragon était le véritable symbôle du pouvoir impérial.
Les dragons sont traditionnellement considérés comme les gouverneurs de la pluie dans la culture chinoise. Ils ont le pouvoir de décider où et quand il pleut. Les rois des dragons de mer habitent dans des palais sous les océans. Le dragon joue aussi un rôle important dans les Festivités chinoises. La danse du dragon a une très longue histoire, qui était déjà un évenement populaire durant la dynastie des Songs (960–1279 après Jésus Christ). Le festival des bateaux aux dragons est lié étroitement au mythe du dragon. Ce festival devient aujourd’hui un évenement de renommée internationale.
Il existe beaucoup d’histoires autour du dragon. Nous en citerons ici une très connue en Chine : " L’amour des dragons du seigneur Ye" : Le seigneur Ye aimait passionnément les dragons. Il avait partout chez lui des représentations des dragons et il pensait tout le temps à ces derniers. Un tel amour ému un vrai dragon et celui-ci vint un jour lui rendre visite. Quand il vit le vrai dragon, le seigneur Ye en mourrut de peur.
La tenture de Dragon ci-contre est disponible dans la boutique RUYI :

samedi 13 octobre 2007

Le Feng Shui en Chine


Le feng shui signifie littéralement "vent et eau". Originaire de Chine, la pratique de l'art du Feng Shui remonte à plus de 2000 ans. Le Feng Shui s'est transmis de maître à disciple de génération en génération. Les anciennes cultures savaient que notre vie et notre destinée étaient fortement liées à notre environnement. Son but est d'harmoniser l'énergie (le Qi) d'un lieu de manière à favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses habitants.Pour les habitants de la Chine ancienne, les éléments naturels, comme le vent et l'eau, matérialisaient l'énergie du ciel et de la terre. En mouvement, cette énergie est nourricière, excessive ou au contraire stagnante, elle possède des qualités destructrices.


Le Feng Shui est un art Taoïste, au même titre que la médecine traditionnelle chinoise et l'acupuncture.Un des plus grands maîtres de cette discipline fut Yang Yun Sang, "fondateur" du Feng Shui de la Forme, nommé actuellement Ecole du Paysage. Personnage influent de la cour de l'Empereur Hi Tsang (888 de l'ère chinoise), Maître Yang rédigea de nombreux ouvrages sur la façon de guider et de contrôler le souffle du Dragon (énergie du vent et de l'eau). Ses théories étaient basées sur la conduite à suivre pour détecter le dragon bénéfique dans des lieux assez improbables. Le souffle du dragon revêtait une importance majeure pour lui car il prédéterminait la qualité du bien-être d'une habitation. Maître Yang battait la campagne pour repérer les endroits et les formations de terrain pouvant bénéficier de ce souffle, qu'il qualifiait de cosmique et qu'il plaçait au coeur du Feng Shui. Ses théories essentielles ont été le fondement même de l'école de la Forme et du Paysage.


Cette influence Taoïste repose sur une conception dualiste du monde, dans laquelle deux principes opposés s'équilibrent de façon dynamique.Les principes féminin Yin et masculin Yang sont présents dans toute chose, dans des proportions variables. L'harmonie des deux principes ne peut provenir que de la recherche permanente d'équilibre entre ces flux.Le Yang est le côté lumineux, chaud, nourricier de l'existence. Principe de naissance et de renouveau, il est le plus actif en été et la tradition l'associe au Dragon.Le Yin est le côté obscur, humide, froid de la vie. Principe de désagrégation des choses, il est plus actif en hiver et la tradition l'associe au Tigre.Depuis des siècles, les Chinois se réfèrent au Feng Shui pour concevoir leurs cités, construire leurs maisons et inhumer leurs morts.


Aujourd'hui, le monde des affaires consulte les Maîtres en Feng Shui pour décider de l'implantation de leurs entreprises. Un véritable artisanat basé sur les principes du Feng Shui s’est également développé, vous pouvez en découvrir quelques articles dans notre boutique, comme ce brûle-parfum ying et yang qui figure sur la photo ci-contre:




jeudi 11 octobre 2007

Histoire du jade en Chine

Dans la Chine antique, le jade était considéré comme l'intégration des essences vivantes du Ciel et de la Terre; il était donc sacré. Le rôle prépondérant de cette pierre a fait du jade et des bijoux en jade le symbole d'une civilisation dans l'histoire et la culture chinoise. Le jade est attaché aux cinq vertus confucéennes : la bienveillance, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté. Pour les chinois le jade symbolise aussi la beauté, la noblesse, la perfection, la constance, la puissance, et l'immortalité. Les taoïstes croyaient ainsi que le jade, une fois réduit en poudre, permettait après absorption d'accéder à l'immortalité des Sages.
Le jade joua un rôle important dans l’histoire de la Chine. Dans la période des Royaumes combattants (475-221 av. J.C.), le roi des Qin promit d'offrir quinze villes en échange d'un jade d’une grande valeur. Sous les Tang (618-907) et les Song (960-1279), la sculpture sur jade parvint un haut degré de maturité. Elle atteignit son apogée sous le règne de l’empereur Qian Long de la dynastie des Qing (1736-1795).Les ornements et les bijoux en jade illustraient le rang et le statut. Les femmes de naissance noble portaient de multiples bijoux en jade comme par exemple des colliers, des bracelets, des pendentifs ou des boucles d'oreilles. Ces bijoux se balançaient et tintaient mélodieusement lorsqu'elles se déplaçaient.
Mais le jade avait plus qu'une fonction purement décorative. Le jade était censé conserver le corps après la mort. On en trouve dans les tombeaux, vieux de plusieurs millénaires, des empereurs défunts. L’un d’eux contenait un vêtement entier, fait en jade et qui devait assurer l’immortalité, du personnage qui l’avait porté. Le jade apparaissait mystérieux c'est pourquoi les articles de jade étaient populaires pour les rites sacrificiels et étaient souvent enterrés avec les morts. Pour préserver le corps du mort, Liu Sheng, le dirigeant de l'Etat de Zhongshan (113 av JC) a été enterré dans un costume de jade composé de 2.498 morceaux de jade, cousus de fil d'or.Le jade a été également transformé en outils, ornements, ustensiles et bien d'autres objets. Il y a des instruments de musique antiques fabriqués à partir de jade, tel que la flûte de jade, le yuxiao (une flûte verticale) et le carillon de jade.
Aujourd’hui le jade est la pierre la plus vénérée de Chine et d'Asie. Nombreux sont les chinois a en décorer leur intérieur, les bouddhas en jade sont par exemple signe d’une réussite sociale ; d’autres glissent un morceau de jade dans leur poche afin de bénéficier de ses vertus.

mercredi 10 octobre 2007

Les quatres plus belles femmes de la Chine antique


Xishi, Wang Zhaojun, Diaochan et Yang Guifei sont considérées comme les quatre plus belles femmes de la Chine antique. Ces femmes légendaires célèbres dans l'histoire chinoise ont utilisé leurs beautés pour aider une grande cause, la plupart du temps, la chute d'un tyran. Ainsi, leurs histoires ne sont pas juste du fait de leur beauté, mais aussi de leur intelligence. Ces quatre femmes sont régulièrement présentes dans la littérature, l'art et la musique chinoises. On les trouve dans les films (Adieu ma concubine), des Opéras chinois et même dans les chansons populaires d’aujourd’hui.

Xi Shi - la première des quatre beautés, a vécu pendant la Période dîte de Printemps et D'automne (722 av. J.-C - 481 av. J.-C). La période a obtenu son nom à partir des écritures de Confucius et est une époque où beaucoup de royaumes se faisaient la guerre. Le roi Gou Jian du royaume Yue, vaincu à la bataille n'a pas été longtemps emprisonné, mais il fut humilié par le Roi Fu Chai du royaume voisin. Afin de se venger, il recruta la femme la plus belle de son pays, Xi Shi et l'a format dans les voies de l'espionnage et de la séduction. Avec l’aide de Xishi, le roi Gou Jian a pu mettre fin au règne du Roi Fu Chai.

Wang Zhaojun – vécu autour 30 av. J.-C pendant la Dynastie des Hans (206 av. J.-C - 220 av. J.C). C'est une pèriode difficile en raison des attaques "des barbares" à l'Ouest, en particulier avec le royaume du Xiongnu et les tribus des Huns. Pour faire la paix, le roi de Xiongnu exigea d'épouser une des concubines de la cour des Hans. Pour la paix , Wang se porta volontaire. L'empereur accepta d'envoyer Wang, s'apercevant seulement trop tard qu’elle avait été sa concubine la plus belle et non la plus laide. En effet, Wang avait refusé de payer le peintre MAO Yanshou qui se chargeait de peintre les portraits de toutes de concubines de la cour et qui était corrompu. Ce dernier avait donc présenté un tableau hideux de la concubine à l'Empereur pour se venger d'elle. En raison du courage de Wang Zhaojun, la Chine et le Xiongnu ont connu une paix relative pendant 60 ans.

Diao Chan – c’est la seule femme fictive parmi les quatre. Son personnage est tiré d'un des quatre romans classiques de la Chine antique : La légende des Trois Royaumes. Vers la fin de la dynastie des Hans de l’Est, un seigneur de la guerre appelé Dong Zhuo a ravagé le pays et causé la mort des parents de Diao Chan. Elle fut alors adoptée par un fonctionnaire appelé Wang Yun. Mais quand Dong Zhuo menaça la vie de son père adoptif, elle utilisa sa beauté pour devenir à la fois la concubine de Dong Zhuo et la femme d’un des ses guerriers, Lu Bu. En provoquant la jalousie entre les deux hommes, elle a convaincu Lu Bu de tuer Dong Zhuo.

Enfin, Yang Guifei a une histoire qui ressemble à celle d’une maitresse maudite dans les pièces de théâtres occidentales. Belle-fille de l’empereur Xuanzhong de la Dynastie des Tangs, elle devint la concubine de l’Empereur malgré les coutumes de l’époque. Entre le bien de son pays et sa maitresse, Xuanzhong choisit cette dernière. Très vite, la stabilité du pays fut menacée par un seigneur de la guerre. Face à cette situation, les conseillers de l’Empereur demandèrent la mort de Yang, considérant celle-ci comme la cause du désarroi. Yang se suicida, son sacrifice sauva l'Empire.
La poupée en photo représente Xi Shi, elle est disponible ainsi que les trois autres belles auprès de la boutique RUYI :

mardi 9 octobre 2007

Le Confucianisme en chine

Le confucianisme est une philosophie, une éthique et une politique, élaborée en Chine à partir des enseignements de Confucius. Avec le Bouddhisme et le Taoisme, se sont les trois religions profondément enracinées dans la vie quotidienne des Chinois.Kongfuzi (son nom chinois) est né en 551 avant J-C dans la principauté de Lu.

Après avoir passé de nombreuses années au service d'un ministre, Confucius décide de proposer ses conseils à d'autres seigneurs, mais il ne fait qu'errer de principauté en principauté avec son groupe de disciples. Finalement, il passe les trois dernières années de sa vie à écrire et à enseigner sa philosophie des relations sociales justes et harmonieuses. Il meurt en 479 avant J-C. Dans une société chinoise en décomposition, Confucius cherchait à restaurer l'ordre et la paix grâce au respect des traditions, de la légitimité du pouvoir et de la hiérarchie sociale.
Selon Confucius, le prince est tenu de se comporter comme un homme de qualité, un sage (junzi) en montrant sans cesse l'exemple. Pour Confucius, il ne fait pas de doute que la vertu et la sagesse sont les qualités nécessaires d'un gouverneur : " si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura t-il à gouverner son Etat ? " Vers 371 et jusque 289 avant J-C, le philosophe Mengzi, dit Mencius, se penche sur les pensées confucianistes et y ajoute une dimension mystique. Pendant la dynastie des Han (206 avant J-C - 220 après J-C), le confucianisme est devenu la philosophie officielle de l'Etat. Il se transforme en une religion fondée sur une sorte de culte du héros et des ancêtres.Véhiculé par la civilisation chinoise, le confucianisme s'est transposé dans les pays voisins – Corée, Japon, Viêt-nam – qui se sont imprégnés de sa culture. En Europe, le confucianisme a été découvert au XVIIe siècle, grâce aux missionnaires jésuites.

Confucius est très souvent représenté dans les peintures chinoises; on peut le voir ici peint sur un rouleau décoratif. Vous pouvez trouver ce rouleau auprès de la boutique RUYI :

lundi 8 octobre 2007

Histoire des éventails chinois

L'histoire de la fabrication des éventails chinois traditionnels remonte à partir de la dynastie des Han. Si aujourd’hui en Chine, l'utilisation pratique des éventails a diminué avec la venue des ventilateurs électriques et du climatiseur ; ils restent comme les métiers traditionnels, aimés pour leur qualité artistique.

La Chine fabrique des éventails depuis 200 av. JC. Pendant la dynastie des Han (206 av. JC – 23 après JC), Ban Jieyu, une célèbre femme écrivain, a écrit par admiration des éventails cette poésie: « La soie nouvellement tournée de Qi est aussi blanche que la neige, les éventails ronds sont faits d’éclats de soie comme la pleine lune ». Les éventails pliables sont apparu dans les dynasties nordiques et méridionales (420-581) et sont devenus très populaires pendant les dynasties de Ming (1368-1644) et de Qing (1644-1911) parce qu'il était commode de les porter.

Les premiers éventails en Chine étaient en plumes, de ce fait le caractère chinois pour le mot « éventail » est le même caractère que pour le mot « plume ». Dans les temps anciens les éventails étaient utilisés pour maintenir l’air frais ainsi que pour écarter la lumière du soleil et la poussière. Wang Dao, un premier ministre de la dynastie Jin (317-420), dit un jour « j'utilise souvent mon éventail pour me défendre de la poussière et pour me refroidir en été ». Les gens de toutes conditions sociales aimaient les éventails pour leur usage pratique. Les plus couramment employés étaient les éventails en feuille de palmier. Quelques éventails étaient décoratifs, fait avec des matériaux de qualité et une grande compétence artistique. Des éventails d'ivoire, par exemple, ont été utilisés comme des hommages à la cour impériale et ont été considérés comme des symbôles de puissance et de haut rang.

L'utilisation pratique des éventails a diminué avec la venue des ventilateurs électriques et du climatiseur. Comme les métiers traditionnels cependant, les éventails sont encore aimés pour leur valeur artistique, particulièrement ceux avec de belles peintures. Les éventails peuvent être faits de beaucoup de matériaux, tels que l'ivoire, le bois de santal, les plumes, le papier, la soie, le bambou...

Ainsi il n’y a pas qu’une variété d’éventail mais plusieurs, comme les éventails de palais, les éventails pliables, les éventails de papier noir, les éventails de plume, les éventails en feuille de palmier, les éventails de gong, les éventails d'ivoire ou en bois de santal, etc. Le contour des peintures de la toile des éventails peut être rond, se plier.... Ces éventails à la valeur artistique élevée sont habituellement peints par des artistes très connus avec de la peinture, de la poésie, de la calligraphie, et certains d'entre eux sont même décorés par de l'ivoire, du jade ou des perles.

L' éventail sur cette photo est vendu par la boutique RUYI, vous pouvez le trouver sur le site :