vendredi 23 novembre 2007

La Fleur de lotus pour les chinois


Les Chinois adorent la fleur de lotus car elle suggère la vertu de l’homme. Symbole de pureté et de perfection, la fleur de lotus est aussi un emblème d'été et de fertilité. Bien qu’elle ne soit composée que de 120 caractères chinois, la prose « A propos de la prédilection pour la fleur de lotus » de Zhou Dunyi, philosophe des Song du Nord (960 - 1127), fait partie des classiques chinois. On peut y lire que : "La fleur de lotus reste totalement pure quel que soit le limon dont elle est issue et elle n’est pas coquette malgré la baignade dans l’eau claire". De nos jours, cette sentence sert de devise à ceux qui cherchent à devenir une personne aux sentiments nobles.

La fleur de lotus est aussi le symbole de l’amour. On mentionne souvent les fleurs de lotus jumelles pour qualifier la fidélité, l’amour et le bonheur inébranlables d’un couple bien assorti. La fleur de lotus, ainsi que ses graines et ses racines sont donc très utilisées lors des mariages chinois. Le mot lotus se prononce comme le mot année et le mot enfant. La fleur est alors un double symbole de continuité et de prospérité. Les petits trous des racines suggèrent la fécondité tandis que le goût sucré du lotus laisse présager de bonnes relations entre l’épouse et sa nouvelle famille.

Dans le bouddhisme la fleur de lotus est emblématique de Bouddha. En chine, on compte de très nombreuses peintures, sculptures et représentations de la fleur de lotus. Ceci est dû à la particularité unique du lotus qui est la seule plante aquatique dont la fleur est au dessus de l'eau contrairement aux nénuphars et autres cousins dont la fleur flotte sur l'eau. Cette image, connotant la légéreté, de la fleur s'élevant au dessus de la surface de l'eau rejoint celle de bouddha si léger qu'il repose sur un chat au dessus du sol.

La symbolique du lotus en bouddhisme relève encore du fait que la graine et la fleur apparaissent ensemble, il s'agit de la simultanéité de la cause (la graine) et de l'effet (la fleur) dans la loi de causalité de l'univers qui est l'un des concept majeur de la philosophie bouddhique. À cela il faut rajouter que le lotus puise sa substance vitale dans la boue pour s'épanouir, en effet, au dessus de l'eau. Ainsi "la boue" représente les souffrances, les troubles, les désirs, qui sont le terreau même de notre épanouissement. Il est donc possible de transformer son karma par l'illumination, l'atteinte de la boddhéité, grâce à notre éveil à la loi de causalité.
Le rouleau représentant une fleur de Lotus est disponible auprès de la boutique RUYI :

samedi 17 novembre 2007

Les signes du zodiaque chinois


Ils constituent un ensemble de douze animaux que l'on pense inspirés à l'origine par les douze signes de l'astrologie persane, transmis via l'Inde ou le Tibet. Ce sont, dans l'ordre : Souris ou Rat - Buffle ou Boeuf- Tigre- Lièvre ou Lapin -Dragon ou Lézard - Serpent- Cheval - Chèvre, Bouc ou Mouton - Singe- Coq ou Phénix - Chien - Cochon, Sanglier ou Porc.


On peut combiner le cycle des animaux avec le cycle binaireYin-Yang, chaque animal étant toujours associé à une année de même type ; le Dragon, par exemple, est toujours yang, et la Chèvre toujours yin. Dans le calendrier grégorien, les années paires sont yang et les années impaires sont yin (en toute rigueur le changement yin-yang se fait au moment du Nouvel an chinois).


Combiné avec le cycle des cinq éléments, Or (jin), Eau (shui), Bois (mu), Feu (huo), et Terre (tu), l'ensemble donne un cycle de soixante années différentes. On aura ainsi l'année du "Rat Doré", celle du "Bœuf d'Eau" ou celle du "Tigre de Bois".

La tradition associe à chacun des éléments une couleur : Le Bois est vert, le Feu rouge, la Terre jaune ou ocre, l'Or blanc et l'Eau de couleur noire ou bleue. Ces couleurs apparaissent parfois à la place des éléments sur les calendriers chinois à l'étranger : année du "coq vert", du "tigre rouge" par exemple.

Dans les arrangements matrimoniaux anciens, les couples étaient assortis suivant la compatibilité de leurs signes. Par exemple, il était admis que deux "chiens" n'allaient pas ensemble, mais qu'un "chien" et un "porc" était une bonne union; un "chien-eau" sera dominé par un "porc-bois" mais dominera un "porc-feu" parce que l'Eau est bénéfique au Bois, mais contrôle le Feu, en fonction des principes de leur interaction selon la théorie des cinq éléments.
Contrairement aux signes chinois, chaque élément occupe à son tour deux années consécutives dans un cycle qui dure dix ans. La première année l'élément est Yang, l'année suivante le même élément est Yin.

Il suffit donc de consulter le dernier chiffre de son année de naissance (Prendre la date de l'année précédente si l'on est né avant le nouvel an chinois !) pour connaître son élément :

Les années dont le chiffre des unités est 0 ou 1 ont pour élément l'Or.
Les années dont le chiffre des unités est 2 ou 3 ont pour élément l'Eau.
Les années dont le chiffre des unités est 4 ou 5 ont pour élément le Bois.
Les années dont le chiffre des unités est 6 ou 7 ont pour élément le Feu.
Les années dont le chiffre des unités est 8 ou 9 ont pour élément la Terre.

Le peigne représentant le signe du zodiaque du cochon est disponible auprès de la boutique Ruyi :

samedi 10 novembre 2007

La calligraphie chinoise


La calligraphie est le coeur de la culture chinoise. La tradition veut que les caractères chinois aient été inventés par Cang Jie (~2650 avant J-C). Ses compositions étaient fondées sur l'observation de la nature, c'est pourquoi on disait qu'il avait deux paires d'yeux… mais c'est très probablement une légende. Une autre tradition fait remonter l'invention des caractères à Fuxi, le légendaire premier empereur.

La calligraphie chinoise est le fondement de l'art chinois au sens moderne du terme, la beauté visuelle des idéogrammes, la technique sur laquelle elle s'appuie et les enjeux plastiques qui y sont liés incarnent l'ensemble des préceptes métaphysiques de la culture chinoise. Elle est devenue un art majeur.

L'écriture chinoise est une transcription directe de la pensée sans l'intermédiaire des sons. Tous les mots sont monosyllabiques, chaque signe représente une idée et la langue écrite peut être lue dans toutes les langues de laChine. Si la langue graphique codifiée existe depuis 4000 ans, les idéogrammes de la langue classique chinoise existent depuis presque 3000 ans (VIème siècle avant Jésus-Christ) et c'est vers 210 avant Jésus-Christ que Li Sseu déclarait : «Dans l'écriture d'un caractère ce n'est pas seulement la composition qui importe, c'est aussi la force du coup de pinceau. Faites que votre trait danse comme le nuage dans le ciel, parfois lourd, parfois léger. C'est seulement alors que vous imprégnerez votre esprit de ce que vous faites et que vous arriverez à la vérité.»

La calligraphie est la forme d'art la plus caractéristique de l'aire culturelle chinoise, et les styles de peintures traditionnels en sont directement issus. Elle est à l'origine même de l'art au sens occidental du terme, la création plastique étant indissociable des visées utilitaires de l'écriture, car la calligraphie fait partie de l'écriture.

La calligraphique chinoise requiert l'utilisation des «quatre trésors du lettré » :

Le pinceau chinois ;
Le papier, appelé par erreur "de riz" ;
Le bâtonnet d'encre ;
La pierre à broyer l'encre.

Tout comme la peinture, la calligraphie chinoise se distingue fondamentalement de la calligraphie ou de la peinture occidentales, étant donné le rôle charnel du souffle dans le processus de création ; aucun "repentir" ou correction, aucun rajout ne sont permis par l'utilisation de l'encre de chine, ce qui donne une dimension temporelle univoque spécifique au tracé.

En outre, la nature non phonétique des sinogrammes entraîne un répertoire graphique quasi infini (10 516 caractères sont répertoriés en 121 et plus de 40 000 le sont dans l'édition de 1717), car limprimerie, d'origine chinoise, loin de freiner l'usage du pinceau, a contribué à la diffusion des répertoires de styles calligraphiques et de leur pratique. Tout ceci explique en grande partie l'équivalence entre écriture et art en Chine.

Le rouleau calligraphié en photo est disponible auprès de la boutique RUYI :


lundi 5 novembre 2007

Le Taoïsme en Chine


Le taoïsme commença au second siècle après J-C en chine. Il constitue l'une des religions indigènes et puise ses doctrines dans des traditions anciennes dont les enseignements de Lao-Tzu (Lao-Tse) qui vécu il y a près de 2500 ans. Lao-tzu fonda la première école puritaine du taoïsme, il est considéré comme le père de cette religion et l'idée de la "Voie" (Dao) qu'il mit dans le "Livre de la voie et de la Vertu"(Dao De Jing) constitue le fondement du système taoïste.Le taoïsme est initialement une philosophie qui tire des enseignements de l'observation de la nature et des énergies vitales, où les contraintes s'engendrent et se complètent dans un mouvement infini.

Selon le taoïsme, les dieux gouvernent et contrôlent tout dans l'univers. Parmi les dieux selon le taoïsme, le dieu de l'origine primaire, celui de Jade sacrée, et celui de la Voie de la puissance (Lao-tzu) sont considérés comme les dieux suprêmes. Le taoïsme est souvent présenté en deux branches parallèles: le taoïsme philosophique (tao-chia), basé sur le principe de la raison suprême, selon les textes de Lao Tseu et Zhuang zi, le taoïsme religieux (tao-chiao), orienté sur le moyen d'obtenir l'immortalité. Nombreux sont les temples taoïstes qui furent construits dans des montagnes où, selon la tradition, les êtres célestes habitent et où les anciens taoïstes pratiquaient l'austérité et devenaient immortels.

A ce jour, il existe encore plus de 1600 temples taoïstes dans le pays où vivent plus de 25000 prêtres et nonnes de cette religion.Le Taoïsme a joué une influence majeure sur l’art de l’Extrême-Orient, le taoïsme a profondément influencé des domaines aussi variés que la médecine, la politique, la cuisine ou la vie sexuelle, les arts martiaux, la philosophie, la littérature, etc. Aujourd’hui, le taoïsme est à nouveau considéré comme un élément fondamental de la culture dans son pays d’origine. Par ailleurs, son influence s’étend jusqu’en Occident et nourrit les discussions sur l’esthétique, l’écologie et la spiritualité.L'association des Taoïstes de Chine, fondée en 1957 à Pékin, a l'ambition de faire perdurer et développer la culture taoïste.

La gymnastique encore pratiquée par des millions de Chinois, le tai chi chuan, parfois nommé "combat contre l'ombre", est d'inspiration taoïste. Cet art martial dit "interne" met en application le principe du "calme dans le mouvement". Les nombreuses postures s'enchaînent avec lenteur pour ne plus former qu'un seul mouvement continu où se réconcilient les contraires : union de l'intérieur et de l'extérieur, du haut en bas, du plein et du vide ...

La tenture en photo est disponible auprès de la boutique RUYI :


jeudi 1 novembre 2007

La porcelaine de Chine


Assez restreinte pendant plusieurs centaines d'années, l'industrie de la porcelaine chinoise commença dans le VIe siècle de notre ère à se montrer avec plus d'éclat. En 583, une ordonnance impériale prescrivit la fabrication d'une porcelaine spéciale, dite de couleur cachée, pour l'usage du souverain. Vers l'an 620, un ouvrier nommé Tao-Yu se fit une grande réputation d'habileté qui excita l'émulation des fabricants : plusieurs ateliers s'ouvrirent à Tchang-nan, où devait être établie, en 1004, la manufacture impériale qui existait encore au XXe siècle. Au milieu du Xe siècle, un artiste ayant adressé à l'empereur un placet pour lui demander un modèle, celui-ci répondit :

"qu'à l'avenir les porcelaines pour l'usage du palais seraient bleues comme le ciel qu'on aperçoit après la pluie dans l'intervalle des nuages."

L'artiste exécuta alors ces porcelaines bleu de ciel après la pluie qui font époque dans l'histoire de la fabrication chinoise : il était si difficile, après le XIVe siècle, d'en trouver d'intactes, que ceux qui n'en possédaient même que des fragments les portaient à leur coiffure de cérémonie ou les passaient dans des fils de soie pour en faire un collier. C'est aussi au Xe siècle que l'histoire place les vases du frère aîné et ceux du frère cadet, tous deux du nom de Tchang; les uns extrêmement minces, dont l'émail était élégamment fendillé et, d'une teinte admirable; les autres, qui n'avaient pas, il est vrai, de craquelures, mais dont la teinte bleu pâle était très délicate, et dont l'émail semblait comme parsemé de gouttes de rosée. Telle fabrique obtenait des veines semblables à des mets de poisson; telle autre savait semer des grains de millet; ailleurs, l'émail, couvert de boutons, rappelait la peau rugueuse d'une orange. Le noir, semé de perles jaunes, était le privilège de la fabrique de Kien; celle de Kiun avait le secret de l'émail brun. On appelait vases des mandarins ceux dont l'émail était ponctué de bleu ou irisé.

Au XIIe siècle, on commença de décorer les vases avec des fleurs, des oiseaux, des animaux de toute espèce; une jeune fille du nom de Tchou exécuta alors des vases que l'on connait sous le nom de porcelaines de l'aimable fille. C'est sous la dynastie des Ming, de 1368 à 1647, que la fabrication de la porcelaine paraît avoir pris le plus d'extension et avoir reçu le plus de perfectionnements : aussi les antiquaires chinois, recherchent-ils avec ardeur les pièces qui datent de cette période. Au XVe siècle, un fabricant nommé Lo excella à faire des coupes ornées de combats de grillons, amusement favori des Chinois à cette époque; les deux soeurs Siéou furent également célèbres dans le même genre; mais leurs combats de grillons étaient ciselés dans la pâte.

Quant à l'introduction de la porcelaine chinoise en Europe, elle ne date que de 1518 : à cette époque les Portugais en apportèrent des modèles. Toutefois, les collections publiques possèdent des pièces qui remontent à 1471.

Les boîtes en porcelaine de Chine en photo sont disponibles auprès de la boutique RUYI: