L'Astronomie chinoise

Les débuts de l'astronomie chinoise se confondent avec ceux de l'écriture. La promulgation d'un calendrier, privilège du souverain, a pour fonction d'harmoniser les rythmes de la société humaine avec ceux du cosmos et d'assurer le déroulement des rites en temps opportun. D'abord confondue avec celle d'historiographe, cette tâche est ensuite dévolue à des spécialistes appartenant à la bureaucratie.

Outre le calcul du calendrier, leur travail comprend l'observation des phénomènes célestes, dont les irrégularités (éclipses, comètes, novae..) reflètent des menaces à l'encontre de l'ordre dynastique, et la garde du temps, assurée à l'aide de clepsydres.

La question du modèle cosmologique s'est peu à peu dissociée du travail des astronomes : le calendrier chinois, luni-solaire, pose avant tout un problème de combinaison entre plusieurs cycles astronomiques. Ce problème était résolu par l'ajout d'un mois intercalaire à certaines années. Le comptage des jours et des années s'effectuait suivant un cycle sexagésimal, en utilisant comme repère les règnes des empereurs ; il n'y a pas dans ce système d'origine "absolue", comme l'année de la naissance du Christ de notre calendrier.

Le ciel était divisé en douze zones correspondant aux signes du zodiaque ; vingt-huit constellations, les "maisons célestes" servaient à repérer les positions des étoiles, établie dans le système de coordonnées équatoriales. Les observations ainsi notées se sont transmises sur plus de trois millénaires ; on sait ainsi que les taches solaires ont été observées en Chine dès le IVe siècle avant JC.

Conduites avec des instruments de plus en plus précis et élaborés, ces observations ont été l'une des causes des fréquentes réformes du calendrier : lorsque les observateurs contredisaient les prédictions, on révisait les constantes astronomiques.

Une boutique d'artisanat chinois : Ruyi


Si vous suivez ce blog, c'est que vous êtes amateur d'artisanat chinois traditionnel. La boutique de décoration chinoise Ruyi : http://www.ruyi-france.com , propose de nombreux objets artisanaux de la Chine : rouleaux calligraphiés, peintures et tentures, éventails, lampions et statuettes. Les objets sont directement importés de Chine et réalisés par des artisans chinois amoureux de l'art traditionnel. L'origine des objets vient de différentes régions chinoises : Shanxii et Yunnan notamment.


Passionnés de paysages traditionnels et de calligraphie chinoise, je vous invite à découvrir les produits de cette boutique, gage d'authenticité et de qualité.

La légende de Serpent Blanc

Cette légende raconte l’histoire deux créatures surnaturelles métamorphosées en jeunes filles. Serpent Blanc (Bai Suzhen) et sa suivante, Serpent Vert (Yu Xiaoqing). Bai Suzhen, comme dans beaucoup de légende, tombe amoureuse d’un lettré, Xu Xian.

Ils se marient malgré l’opposition du moine Fahai, du monastère de la colline d’or, qui dénonce cette union entre un homme et un démon. Pour révéler sa véritable nature démoniaque, le moine fait boire à Bai Suzhen un vin enchanté. Effrayé par la véritable identité de son épouse, son mari tombe gravement malade et la jeune femme part à la recherche d’herbes pour le guérir.

Fahai convainc alors Xu Xian de se retirer dans un monastère mais Serpent Blanc retrouve son mari et ils se réconcilient quand elle lui apprend qu’elle est enceinte.

Mais le moine s’acharne et après la naissance de l’enfant, il enlève Bai Suzhen et l’enferme dans la pagode du pic du tonnerre. C’est alors que Serpent Vert fait appel aux dieux pour libérer Serpent Blanc qui interviennent et lui permettent de vivre en paix et heureuse avec son mari.

Cette légende est un classique de l’opéra de Pékin et a été porté à l’écran par l’inoubliable Green Snake en 1993 avec la sublime Maggie Cheung. De nombreuses oeuvres d'art (peintures, calligraphies, sculptures) ont repris le thème de cette légende exceptionnelle. 

La légende de la découverte de la soie en Chine

Dans des temps reculés et instables, un homme avait été fait prisonnier par une bande de hors-la-loi, laissant derrière lui sa femme, sa fille et son cheval. Le jeune fille se languissait tant de revoir son père que la mère promit sa main à qui le ramènerait. Sa seule consolation était de soigner l’étalon de son père disparu. Mais elle dépérissait un peu plus chaque jour car, même les plus intrépides garçons du voisinage ne purent ramener son père.

Le cheval, lui, en dehors des moments passés avec la jeune fille, devenait de plus en plus capricieux, ruant à qui mieux mieux, mordant quiconque l’approchait. Une nuit, enfin, brisant son étrave, il s’en fut au galop. Quelques jours plus tard, il revint au bercail, caracolant avec le prisonnier sur son dos.

La jeune fille retrouva la joie de vivre, mais le cheval, curieusement était plus intraitable que jamais. Il n’était même pas question de le monter. La mère dévoila alors à son époux la promesse qu’elle avait faite : elle s’était engagée auprès du cheval à lui donner sa fille en mariage si il sauvait son mari !

Fou de rage, son époux lui dit que l’on ne pouvait marier leur fille à un cheval et qui tua l’étalon d’une flèche pour mettre fin à son agressivité. Le cheval fut écorché et sa peau mise à sécher dans la cour.

Par une belle journée de brise légère, la jeune fille voulut étendre le linge qu’elle avait lavé. Comme elle passait près de la peau du cheval, un violent tourbillon s’éleva. La peau, soulevée du sol, enveloppa le corps de la jeune fille. Emportée dans les airs, elle fut enlevée à sa famille.

Se repentant trop tard de n’avoir pas tenu leurs engagements, les parents la crurent perdue à jamais. Quelle ne fut pas leur stupeur de la découvrir un jour, métamorphosée en chenille, coiffée d’une tête de cheval et dévorant les feuilles des arbres du jardin. De sa bouche ne sortaient plus un mot, mais un fil dont elle emmaillotait son corps. Ses parents, qui lui rendaient visite chaque jour, virent son corps enfler, gonfler, se dilater, pour devenir un monstrueux abdomen. Et puis soudain la créature disparut.

Atterrés de cette monstrueuse aventure, les parents pleurèrent leur fille perdue. Mais un matin ensoleillé, elle apparut encore une fois. Radieuse, elle avait retrouvé forme humaine et montait le cheval ravisseur à qui avaient poussé des ailes, caracolant dans les nuages.

Elle conta sa métamorphose et enseigna à ses parents comment obtenir le fil qu’elle avait sécrété de sa bouche. Le fabuleux équipage s’évanouit ensuite dans les airs. C’est ainsi que les chinois apprirent le secret de l’origine de la soie.

Les montagnes sacrées de Chine

Omniprésentes dans les représentations de l’artisanat chinois, à travers les peintures et les poteries, la Chine compte 9 grandes montagnes sacrées (5 monts taoïstes et 4 monts bouddhistes). Elles sont disséminées sur l’ensemble du territoire. Parmi les 5 montagnes taoïstes, Tai Shan, située au Shandong, est sans doute l’une des plus escaladées au monde. Huan Shan, au Shaanxi, impressionne par ses abîmes vertigineux. Les autres sommets taoïstes sont Song Shan au Henan, dont le temple Shaolin attire de nombreux touristes, Heng Shan (beiyue) au Shanxi, et Heng Shan (nanyue) au Hunan, le plus au sud des cinq.
 
Quant aux montagnes bouddhistes, elles ont souvent été des sanctuaires taoïstes avant d’accueillir les disciples de Bouddha (fo). La plus vénérée, Emei Shan, dans le Sichuan, inspire la dévotion d’une foule de pèlerins. Putuo Shan, une petite île de la côte est, est également un haut lieu pèlerinage. Jiuhua Shan, dans l’Anhui, souffre peut-être de sa rivalité avec sa voisine, Huang Shan, qui est sans conteste la montagne de Chine la plus célèbre. Wenshu (Manjusri), le dieu de la sagesse, règne sur Wutai Shan, dans le Shanxi, une montagne aux paysages et aux temples d’une beauté légendaire.

L’ascension d’une de ces montagnes est considérée comme un acte de foi. Emboîter le pas aux pèlerins vous permettra de vous faire une idée de la vie spirituelle vous permettra de vous faire une idée de la vie spirituelle chinoise. Chaque montagne comprend des escaliers taillés dans la roche et des garde-fous qui facilitent l’escalade.

Les montagnes chez les chinois représentaient des sources d’énergie cosmique, habitées par les dieux et les esprits. Les animistes adoraient les montagnes comme Tai Shan avant que les taoïstes n’en revendiquent plus tard la propriété. Des poètes comme Qu Yuan ont célébré le monde des sorcières et des êtres peuplant le royaume montagneux de la Chine.

Pour les taoïstes, les montagnes relient l’homme au divin. Les 5 monts sacrés sont considérés comme des piliers soutenant le ciel et des lieux de passage des hommes vers les puissances célestes. En revanche, la pensée confucéenne, centrée sur l’homme et les relations temporelles, humaines et rituelles, n’a pas sa place dans cette spiritualité : il n’existe pas de montagne confucéenne. Hélas, malgré leur caractère sacré, les montagnes taoïstes et bouddhistes sont envahies par les touristes, dont la présence vient troubler la tranquillité des lieux.