samedi 11 octobre 2008

L’artisanat de la laque en chine


Tiré de la sève d’un arbre, le Rhus verniciflue, la laque est un vernis utilisé en chine depuis plus de 3000 ans. Elle offre l’avantage de durcir même dans des conditions humides.

Elle a d’abord servie à protèger du bois, puis des objets comme des harnais et des armes. Le décor s’est enrichi sous la dynastie des Yuan, quand les artisans ont pris l’habitude de le graver avant son complet durcissement, puis de le parer d’incrustations d’or, d’argent ou de nacre.

Une technique apparue à Fuzhou consiste a enduire des couches de tissu posées sur un moule qui est ensuite retiré. Elle possède de nombreuses qualités comme de rendre imperméables les objets qu'elle recouvre, elle résiste aux insectes et garde en toutes occasions sa flexibilité.

Elle a de grandes qualités, mais aussi quelques défauts comme l'impossibilité de réparer les cassures.

On trouve aujourd’hui une multitude d’objets artisanaux en laque, l’assiette en laque sur la photo ci-dessus est disponible auprès de la boutique Ruyi :

samedi 5 juillet 2008

La symbolique du rat en Chine



Le rat en plus d'être le premier signe du zodiaque chinois (en ayant volé sa place au Buffle), est l'emblème de la timidité et de la mesquinerie. Heureusement le rat est aussi le symbole de l'industrie et de la prospérité, étant donné son ingéniosité et son habilité à trouver et entasser d'importantes réserves de nourritures.

La superstition voulait que les rats soient doués du pouvoir de se métamorphoser en cailles au printemps, pour redevenir des rats à la huitième lune.

En chine du sud, la consommation de ces animaux était courante, surtout parmi les habitants des maisons flottantes (où ces petites bêtes pullulaient). On proposant ainsi du rat tapé, séché, fourré...on mangeait aussi du rat en considérant que c'était un remède efficace contre la calvitie.

Le sobriquet « Rat qui traverse la rue » évoque à la fois la friponnerie mais aussi l'agitation. Il reste cependant un animal apprécié de la culture chinoise, car intelligent et rusé.

Le papier découpé en photo est disponible auprès de la boutique Ruyi:





samedi 31 mai 2008

Les meubles chinois



Bien qu’il ai connu des évolutions durant les différentes dynasties de la chine ancienne, certaines caractéristiques revenaient régulièrement dans le mobilier chinois.

Les lits étaient très larges entourées de montants et servaient de sièges dans la journée. On y ajoutait de petites tables basses en guise d’accoudoirs et les oreillers étaient en peau laquée ou en porcelaine. Des coffres à gros canedas étaient également utilisés pour ranger les vêtements.

Les chaises apparurent à la fin de la dynastie des Han (220 après JC). Elles devinrent très vite variées dans leurs formes et leurs utilisations : de la chaise longue au tabouret de jardin en porcelaine.

Le mobilier était assemblé, on n’utilisait pas de clous. Les bois les plus utilisés étaient le bois rouge et le camphrier. Ce dernier était particulièrement apprécié pour sa propriété à repousser les insectes. Dans le sud, le rotin et le bambou étaient très appréciés pour faire des meubles légers.

Une grande varieté de tables existaient en fonction des besoins et pour chaque évènement de la vie : larges et massives pour la calligraphie, hautes et étroites pour les autels des ancêtres, hautes et rondes pour les repas

Au fil des siècles les tables devinrent de plus en plus haut et aujourd’hui les tables chinoises sont bien plus hautes que les tables occidentales.

jeudi 1 mai 2008

La musique chinoise



La musique instrumentale chinoise est jouée en solo ou dans de petits ensembles de cordes frottées ou pincées, de flûtes, de cymbales variées et de percussions. Les flûtes de bambou et le guzheng sont parmi les instruments les plus anciennement connus ; un ensemble de cloches chinoises très anciennes a récemment été mis à jour. Les instruments sont traditionnellement divisés en fonction de leur matériau de composition : peau, calebasse, bambou, bois, soie, argile, métal et pierre. Les orchestres traditionnels chinois sont composés de cordes frottées, de vents en bois, de cordes pincées et de percussions. Le plus ancien texte concernant la musique est attribué à Confucius. C'est sous les Tang que nous est parvenue une riche documentation sur la musique chinoise.

En Chine ancienne, le statut des musiciens était beaucoup plus bas que celui des peintres, étant donné le culte de la chose écrite caractéristique de la culture chinoise. La théorie musicale n'était pas très développée pour cette raison, bien que chaque empereur ou presque ait sérieusement étudié la musique. Des officiers étaient envoyés collecter la musique populaire pour mesurer l'humeur du peuple. Un des classiques confucéens, le Classique des Poèmes, contenait un grand nombre de chansons populaires datant de 800 à 300 avant Jésus-Christ.

Voici quelques exemples de flûtes chinoises :

Le bangdi chinois (en photo) est une petite flûte de la famille du dizi. L'instrument possède deux octaves plus quelques notes. C'est un instrument important dans l'opéra chinois. On le trouve aussi comme instrument soliste au nord de la Chine.

Le bawu ressemble à une flûte, il a un son de clarinette. Bien qu'originaire du sud (Yunnan), il s'est répandu dans tout le pays. C'est un instrument en bambou joué de manière traversière avec une anche libre en métal sertie dans une pièce d'os qui sert d'embouchure. Il a sept trous de jeu et mesure 60 cm de long. Il est souvent fabriqué avec un joint en liège pour faciliter son transport.

La xiao est une flûte chinoise en bambou à encoche . Elle serait l'ancêtre du sakuhachi japonais. Percée de 6 ou 8 trous de jeu, plus 2 à 4 trous d'accord, elle donne une gamme diatonique majeure à laquelle viennent s'ajouter deux altérations sur les modèles à 8 trous.

mardi 1 avril 2008

Le céladon chinois


Le céladon est une céramique Chinoise, utilisant une glaçure verte ou bleu-gris translucide. Le céladon est particulièrement apprécié en Asie, car il permet d'obtenir la couleur du jade, la pierre sacrée.

Le céladon est inventé par les potiers chinois de la région de Yué au Iième siècle, mais déjà, vers 1250 av. J.-C., les cuissons de certains potiers chinois pouvaient atteindre les 1200°, ce qui à cette température permettait de produire de la matière vitreuse, lorsque des cendres incandescentes de bois ou de végétaux retombaient sur les surfaces au défournement, et laissaient apparaître un révêtement imperméable, translucide et brillant. Ce sont ces qualités, qui exploitées méthodiquement, par les ingénieux artisans chinois, permirent peu à peu d'obtenir des teintes variant du brun au vert jaune.

Dès le XIème siècle avant JC, sont donc fabriqués des jarres et des pots, dont la facture est proche des bronzes rituels, pour accompagner les morts dans leurs tombes. Ces grès archaïques légèrement ocrés, montrent de nombreuses zébrures vitrifiées. Cette nouvelle technique fut affinée par les artisans de la province du Zhejiang, et selon les époques, le revêtement était créé avec des cendres de bois sèches, ou un mélange de cendres humides et d'argile puis saupoudré à travers un tamis, plus tard, une mixture de cendres et d'argile liquide, fut étalée à l'aide d'un pinceau. L'expérience des potiers, leur permit aussi de se rendre compte que les fours en longueur étaient les plus efficaces, et, construits à flanc de colline, à l'aide de brique d'argile réfractaire, ils étaient appelés "fours-dragons".

Au VIIIème, le révêtement est parfait, et les potiers de Yue sont particulièrement renommés pour leurs bols de thé dont les teintes produites s'accordent avec celles du breuvage favori des chinois lettrés, qui les comparent à des « nuages verts saisis dans un tourbillon de glace ». Grâce aux lettrés, leur production pénètrent jusqu'à la cour impériale.

L'âge d'or du céladon, va s'étaler du Xième siècle au XIVème siècle, porté, en Chine par la dynastie des Song puis des Yuan. Les pièces fabriquées vont de plus en plus être destinées au seul plaisir de la contemplation, la couleur allant jusqu'au vert pâle, argenté, presque transparent. Les artisans chinois reproduisent des bronzes antiques pour lesquels ils abandonnent la couleur ocre pour un vert onctueux, poudré qui magnifie leurs chefs-d'œuvre, c'est la fameuse teinte dorénavant associée au mot céladon.

Aujourd’hui le céladon est utilisé très fréquement dans l’artisanat chinois. La qualité varie grandement selon les artisans, ainsi que les prix...

samedi 8 mars 2008

Tous nos sites et blogs asiatiques

Vous êtes de nombreux passionnés d’asie a nous demander la liste complète de nos sites et blogs, la voici :

http://www.ruyi-france.com
http://culture-chine.blogspot.com
http://yunnan-chine.blogspot.com
http://geisha-gheishas.blogspot.com/
http://yakusa-yakusas.blogspot.com/
http://samourai-ronin.blogspot.com/
http://boutiques-asiatiques.blogspot.com/
http://ninja-ninjas.blogspot.com/
http://shopping-asiatique.blogspot.com
http://papier-decoupe.blogspot.com/
http://film-asiatique.blogspot.com/
http://livres-asiatiques.blogspot.com/
http://bd-asiatiques.blogspot.com/
http://jdr-asiatiques.blogspot.com/
http://eventails.blogspot.com/
http://peignes.blogspot.com/
http://batik-batiks.blogspot.com/

samedi 1 mars 2008

Les Pagodes de Chine



Venue d'Inde, la pagode, tout comme le bouddhisme, s'est propagée à partir du 2e siècle en Chine, puis en Corée ainsi qu'au Japon. La pagode telle qu'on la connaît est une évolution du stûpa indien, c'est-à-dire, une sorte de sépulture où les reliques sacrées pouvaient être protégées et vénérées. La forme du stûpa indien par contre - bol à aumône retourné, qui évolue plus tard en demi-sphère - s'est énormément diversifiée lors de sa propagation en Asie, jusqu'à présenter, comme c'est le cas de la pagode, une architecture qui ne possède plus du tout les caractéristiques du stûpa.


En Chine, la pagode, au centre des grands temples bouddhiques, présentait, en outre, d'autres avantages et utilités. Elle servait par exemple, très simplement, de tour d'observation, voir loin étant une motivation suffisante. La possibilité que la construction offrait de surveiller les mouvements des ennemis constitue également un atout indéniable. Enfin par sa grande taille, en navigation maritime et fluviale, la pagode servait de point de repère : embarcadères ou ponts se trouvant à proximité. Composées de plusieurs étages, construites en maçonnerie, pierre et brique, dépourvues de shinbashira (terme qui sera défini par la suite), les pagodes ont un espace intérieur vaste avec accès aux étages par escaliers. De l'époque des Han (25-220) jusqu'à la dynastie des Qing (1644-1911), celles-ci ont une fonction hautement religieuse, servant de lieu de culte et de lieu de conservation de reliques pour l'Empire du Milieu, ce qui n'empêchait pas les Chinois de s'en servir comme observatoire, comme c'était le cas par exemple pour la pagode octogonale Liaodi.


Sous les Han, les pagodes antiques étaient comme la plupart des constructions de l'époque en bois. Malheureusement, le bois prenait feu assez facilement, le bois pouvait également pourrir et être ravagé par des insectes. Ce sont les raisons pour lesquelles, un certain nombre d'entre elles ont subsisté. Par contre lors d'un séisme, ce sont les pagodes en bois qui résistaient le mieux : alors que celles en maçonnerie se montraient peu stables. Les pagodes en bois ne sont présentes qu'au Japon à une exception près : la pagode Sakyamuni du temple Fogong, du 11e siècle et de 67 mètres de haut, la seule structure entièrement en bois existant encore en Chine.


Remplacer le bois par de la brique et de la pierre a rendu les pagodes plus résistantes au feu. L'utilisation de ces matériaux a contribué à réduire la taille des avant-toits étant donné que la brique a une assez faible résistance flexionnelle et de cisaillement. C'est en Chine qu'on retrouve la plupart des pagodes en brique. Remarquez qu'on retrouvera également encore quelques pagodes en bronze, fer céramique ou composées de briques et tuiles vernissées en Chine.


La pagode octogonale Liaodi (terme signifiant « Observation de l'ennemi ») de 1055 du temple Kaiyuan à Dingzhou (nord de la Chine) haute de 84 mètres, totalisant 11 étages est construite en maçonnerie. Typiquement chinoise, elle est la plus haute des pagodes anciennes existant encore. Les avant-toits sont constitués de couches de briques sont courts. Un escalier est logé dans la partie centrale, et la pagode est dotée de réelles portes et fenêtres.


La pagode en papier découpé est disponible auprès de la boutique RUYI :